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Je souhaite une IVG (2/2)

Quels sont les risques pour la santé?

Dans plus de 5% des cas, l’IVG induit des complications, dont les plus fréquentes sont la rétention (le corps de l’embryon n’est pas entièrement évacué de la cavité utérine) qui peuvent induire des infections locales ou généralisées. La femme peut également souffrir de perforation utérine, de déchirure du col de la matrice, d’hémorragies. Ces complications, mais surtout les infections, peuvent augmenter le risque de stérilité.

Par ailleurs, des études ont déjà fait le lien entre une IVG et le cancer du sein(1).

Il y a, de même, certains risques pour les grossesses ultérieures : augmentation du taux de grossesses extra-utérines, des risques de fausse-couche ainsi que des naissances prématurées(2). Cette proportion est doublée chez les femmes ayant subi deux à trois IVG (3).

Comment vais-je me sentir après une IVG?

Beaucoup de femmes ressentent un soulagement après une IVG parce qu’elles ont l’impression que leurs problèmes ont été résolus. Certaines ressentent naturellement de la tristesse, mais, avec le temps, s’en accommode au point où ces sentiments deviennent gérables et acceptables pour elles.

Cependant, un certain nombre de femmes ont plus de mal à s’en accommoder et développent différents symptômes mieux connus sous le nom de syndrome post-IVG.

Vous avez plus de risque de développer ces symptômes si vous hésitez à recourir à une IVG. Par exemple :

  • vous vous sentez fortement influencée par quelqu’un dans le choix que vous avez à faire
  • vous avez le sentiment de ne pas avoir le choix parce que les circonstances vous dépassent
  • vous vouliez cet enfant mais des examens viennent de diagnostiquer une anomalie
  • vous avez été dépressive auparavant
  • vous n’êtes pas très à l’aise avec le fait de recourir à l’IVG
  • vous pouvez aussi vivre plusieurs de ces situations à la fois

Le syndrome post-IVG regroupe en général les éléments suivants:

  • culpabilité, sentiment de perte et de vide, colère
  • sensation de devoir « remplacer » le bébé
  • sentiment de distance, ou, à l’inverse, de sur-protection à l’égard des enfants
  • sentiments dépressifs qui vont au-delà d’une tristesse passagère
  • insomnies, rêves perturbants ou cauchemars
  • flash back
  • pleurs
  • tensions relationnelles ou dépression suite à l’IVG
  • incapacité à se trouver proche de femmes enceintes ou de bébés

Dans des cas les plus graves, la femme peut devenir suicidaire, s’automutiler ou développer des comportements à risque, devenir dépendante à la drogue ou à l’alcool ou souffrir d’anxiété voire de crise de panique.

Ces symptômes peuvent survenir à n’importe quel moment après une IVG (un jour comme dix ans plus tard !), parfois même se déclencher par une perte ultérieure.

A quoi dois-je penser alors que je prends ma décision?

Une IVG n’est pas toujours une décision facile et simple qui résout tous les problèmes comme elle peut sembler l’être. On pense que : « Si j’interromps ma grossesse, il n’y a plus de problème». Mais une IVG peut aussi générer des problèmes psychologiques et physiques.

Dans la situation de crise et d’urgence d’une grossesse non planifiée, une IVG semble être la seule solution, l’unique porte de sortie. Cependant, peu de gens sont réellement au courant des conséquences qu’une IVG peut avoir.

Il est difficile de se dire qu’une IVG est le résultat de la mort d’un bébé à naître, mais il est important d’y réfléchir alors que vous prenez votre décision. C’est certainement douloureux pour vous de réaliser cela, mais il vaut mieux y penser maintenant plutôt qu’une fois qu’il est trop tard.

Il est important de comprendre pleinement tout ce que cela implique, au niveau de l’ IVG comme au niveau du développement du bébé, pour être en mesure de prendre une décision en toute connaissance de cause et non pas, poussé par des sentiments de panique ou de peur.

Quels sont mes autres choix?

Nous avons tous reçu la capacité de prendre des décisions dans la dignité et le respect de soi. Il est donc sage de pouvoir prendre conscience des sentiments qui sont au plus profond de nous-mêmes, de notre conscience, de notre instinct et de nos croyances. Il est essentiel de ne pas regarder  uniquement aux circonstances difficiles pour prendre sa décision.

Le choix de garder l’enfant ou de le faire adopter sont des alternatives très positives qui peuvent apporter une meilleure santé et un bien être sur le long terme, il est important de prendre le temps de considérer ces  possibilités.

Comment trouver de l’aide?

Pour trouver une écoute ainsi qu’un soutien anonyme et confidentiel avec une conseillère, cliquez sur: aide en ligne
Vous pouvez aussi consulter le site www.sosbebe.org
 1 Lanfranchi A. « The breast physiology and the epidemiology of the abortion breast cancer link ». Imago Hominis 2005; 12(3): 228-236.
Carroll Patrick S. « The Breast Cancer Epidemic: Modeling and Forecasts Based on Abortion and Other Risk Factors ». Journal of American Physicians and Surgeons, 2007; Volume 12, n° 3: 72-78.

2 Strahan, T. « Detrimental Effects of Abortion: An Annotated Bibliography with Commentary ». Springfield, IL: Acorn Books, 2002, 168-206.

3 Rooney B, Calhoun B. « Induced abortion and risk of later premature births ». Journal of American Physicians and Surgeons 2003;8:46-49.

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